Au cours de la lecture des ordonnances présidentielles lues sur les antennes de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), par le porte-parole du Chef de l’État, le Président de la République, Félix Tshisekedi a décidé d’accorder une mesure de grâce à trois sujets américains arrêtés et condamnés à la peine capitale pour tentative de coup d’État qui s’est déroulé à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo.
D’après les ordonnances présidentielles, Marcel Malanga Malu, Taylor Christa Thomson et Zalman Polun Benjamin voient ainsi leur peine de mort commuée en servitude pénale à perpétuité, une décision qui marque un tournant dans cette affaire, qui avait suscité un vif intérêt tant au niveau national qu’international.
Graciés par ordonnance présidentielle n°25/183, signée par le Président de la République Félix Tshisekedi le 28 mars 2025, ces trois citoyens américains faisaient partie de 51 personnes poursuivies au premier degré devant le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Gombe pour les infractions de terrorisme, de détention illégale d’armes et munitions de guerre, de tentative d’assassinat, d’association des malfaiteurs, de meurtre et de financement du terrorisme. Ces personnes étaient accusées par le ministère public d’avoir tenté le coup d’État en République Démocratique du Congo, la nuit du 18 au 19 mai 2024 au Palais de la nation, siége de l’institution Président de la République. Ce, après avoir attaqué la résidence de Vital Kamerhe.
L’ordonnance présidentielle accordant la grâce aux trois accusés a été accueillie avec surprise par une partie de la population et de la classe politique. Certains estiment qu’il s’agit d’un geste diplomatique destiné à apaiser les relations entre Kinshasa et Washington. D’autres, par contre, dénoncent une clémence excessive à l’égard de personnes ayant tenté de renverser un pouvoir démocratiquement élu.
Bienvenu LEMA