À Kinshasa, le gouvernement provincial a procédé, lundi 9 février 2026, à la démolition des constructions anarchiques érigées sur le célèbre bidonville Pakadjuma, situé dans la commune de Limete, dans une opération menée entre l’hôtel de ville et l’Office National des Transports (ONATRA).
D’après les autorités de la ville, cette action vise à permettre à l’ONATRA de récupérer un terrain lui appartenant, occupé de manière illégale depuis plusieurs années. De ce fait, la libération de cet espace est jugée nécessaire pour la relance des activités ferroviaires, considérées comme stratégiques pour la mobilité urbaine et le développement économique de la capitale congolaise. Cependant, cette situation soulève des préoccupations sociales, notamment concernant le sort des familles vivant dans ce bidonville, où jusque-là aucune information officielle n’a encore été communiquée sur d’éventuelles mesures d’accompagnement ou de relogement des personnes affectées par cette opération.

En moins de 24heures, ce mardi matin, la tension est montée à Pakadjuma suite à l’opération de démolition. Entre colère et surprise, la population de ce coin de la capitale a brûlé les pneus, saccagé voire pillé certains établissements aux alentours, notamment une station-service, certains usines de traitement d’eau. Sur place, le souciat de la Police situé à BAT n’a pas été épargné, plusieurs motos saisies ont été brûlé et un policier attaqué violemment par les manifestants. D’après plusieurs sources, le bilan provisoire fait état de 3 personnes mortes et de plusieurs blessés.

Tout porte à croire que, cette situation fait suite à l’opération de démolition des constructions anarchiques dans ce quartier tant réputé, une manière pour la population d’exprimer leur ras-le-bol. À ce stade, plusieurs entreprises situées le long de la route Poids lourds sont fermées et les travaux sont contraints de rentrer chez eux.
Bienvenu LEMA
