Environs 40% soit 200 sur 500 ménages des rapatriés d’Angola basées sur le site de Tshilumba dans la commune de Katoka à Kananga, province du Kasaï-Central se mettent en difficulté pour leurs logements qui manquent des tôles, portes et d’autres inexistants depuis l’occupation de ce milieu en 2022 par ces citoyens qui sont rentrés dans la province du Kasaï-Central. Depuis 2019, cette province a accueilli des milliers de congolais rapatriés d’Angola, qui avaient fuit les atrocités de Kamuina Nsapu de 2016 à 2017. Après leur accueil, deux sites ont été prévus pour leur donner des concessions, il s’agit notamment du site de Tshilumba dans la commune de Katoka et du site de Kandi dans la commune de Nganza.
Avec le soutien du Haut-commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (UNHCR) et de son partenaire, l’Association pour le Développement Social et la Sauvegarde de l’environnement (ADSSE) estime que plusieurs maisons ont été construites sur ce site de Tshilumba où devrait habiter 500 ménages. Mais selon le constat découlant d’une ronde effectuée par nos reporters, l’on remarque que plusieurs maisons manquent des tôles et portes ainsi que d’autres terrains semblent être délaissés.
Certains habitants du site de Tshilumba rencontrés lundi 03 mars 2025 par les reporters de News 243, révèlent que plusieurs maisons n’ont pas bénéficiés des portes de la part de UNHCR et d’autres les tôles emportées par les pluies torrentielles n’ont pas pu reconstruire leurs maisons par manque de moyens.

« Des maisons où il y a les tôles et les propriétaires n’ont pas construit, c’est juste par manque de volonté, mais il y a des volontaires comme nous qui avons déjà deux ans et demi ici, mais il y en a aussi que UNHCR n’a pas donné l’entièreté du cash pour construire ces maisons. Moi on m’avait donné 90$ sur 142$ depuis deux ans. Donc c’est l’une des raisons que d’autres maisons n’existent presque pas », a déclaré un rapatrié vivant sur le site de Tshilumba ayant requis l’anonymat.
Sur 500 ménages, 60% de maisons sont construites et aménagés, mais à chaque fois qu’il y a pluie, il y a des maisons qui s’écroulent faute des matériaux de construction.
« Nous n’avions pas payés ceux qui ont construit pour nous ces maisons, mais chaque fois qu’il y a pluie, des murs s’écroulent et les toitures emportées, mais nous n’avons pas suffisamment de moyens pour le faire », a déclaré une victime.
A cette difficulté de manque d’abri, s’ajoute aussi l’absence d’une grande concession pour les activités agricoles, les espaces pouvant servir de l’agriculture sur le lieu sont pour des privés.
Fabrice Kabamba Ng, correspondant depuis Kananga.