L’ancien ministre et député national Justin Bitakwira a été reçu vendredi 28 mars, par le conseiller spécial du Chef en charge de sécurité, le Professeur Eberande Kolongele, dans le cadre des consultations politiques qui conduiront à la mise en place d’un nouveau gouvernement d’union nationale. Au sortir de cette audience, Bitakwira estime que ces consultations visent à former un “Léopard politique diplomatique” pour répondre à la menace qui pèse sur la République Démocratique du Congo, tout en rappelant que le pays est en danger, avec une partie de son territoire sous occupation étrangère.
« Nous sortons de la consultation auprès du conseiller du chef de l’État en matière de sécurité, et nous avons échangé sur beaucoup de sujets. Et comme chez moi il y a un proverbe qui dit : « là où on veut arracher les dents aux chiens, on éloigne les enfants. » La RDC, notre pays, est menacée de partout, et une partie de son espace est occupée par un pays voisin. Je ne peux pas vous dire combien ils tuent par jour. Je ne peux pas vous compter combien de biens ils pillent et amènent du côté du Rwanda. Je ne peux pas vous dire combien ne sortent plus de leurs maisons », a-t-il dit.
Face à la crise actuelle, cet ancien collaborateur de Joseph Kabila exhorte toutes les forces politiques, y compris les opposants, à rejoindre le dialogue initié par la Présidence, afin de faire face aux rebelles.
« Celui qui ne répondra pas à cet appel, si l’ennemi nous occupait, même sa maison qu’il occupe va revenir à l’ennemi. Tu es DG. Tu seras DG dans quel pays ? Tu es député, tu seras député de quel pays ? Tu es ministre, tu seras ministre de quel pays ? Donc ici, nous voulons inviter la classe politique et sociale, nous voulons un Congo uni, un Congo où l’on met de côté l’opposition, on met de côté la majorité. Formons un seul corps. Et que tous ceux qui hésitent encore sachent qu’ils n’ont pas un autre pays », exhorte Justin Bitakwira.
Nonobstant l’appel lancé par Bitakwira, une bonne partie de l’opposition de la RDC continue de rejeter ces consultations, dénonçant une manœuvre politique du pouvoir. Cependant, les portes du Professeur Eberande sont ouvertes depuis vendredi pour recevoir le camp de l’opposition.
Bienvenu LEMA