Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo fait face à de nombreux défis qui gangrènent la société, parmi lesquels la problématique du transport en commun, qui constitue un casse-tête pour la population. En dépit de la nouvelle grille tarifaire initiée par le gouvernement provincial, les chauffeurs de taxi et taxis-bus dictent la loi, en désaccord avec la décision de l’autorité de la ville province de Kinshasa, en fixant les prix des courses selon leur bon vouloir.
En difficulté au regard de la situation socio-économique, les kinois et kinoises protestent contre cette démarche des conducteurs et appelle le gouvernement au sens de responsabilité.
« Nous sommes ici à l’arrêt depuis bien longtemps. Nous constatons que depuis quelques jours, le prix du transport en commun est revenu comme avant la décision du Gouverneur n’est pas respectée, les chauffeurs et surtout les receveurs nous conditionnent de payer 5.000fc, voire 6.000fc, en lieu et place de 1500fc, un prix officiellement publié. Nous ne savons pas si réellement nous avons des dirigeants dans cette ville. Car, rien n’est respecté », déplore la population.

Si pour la population la faute incombe aux conducteurs, les professionnels du volant quant à eux estiment que la responsabilité repose sur les décideurs et estiment que les routes ne sont pas praticables, ce qui fait en sorte que le prix du transport en commun soit revu à la hausse.
« Nous, notre rôle, c’est de permettre la mobilité des personnes et de leurs biens. Mais, le problème ici, ce sont les autorités qui ne veulent pas nous faciliter la tâche. Nous avons un sérieux problème de l’état de nos routes qui deviennent de plus en plus impraticables, et cela nous rend la vie difficile. Et comme il n’y a pas de routes secondaires, cela cause de cas d’embouteillages monstres et le trafic devient intenable. Et là, c’est nous qui perdons », déclare un conducteur.

Avec plus de 10 millions d’habitants, la ville province de Kinshasa mérite la modernisation dans tous les secteurs de la vie nationale, principalement dans le secteur de transport, afin d’assurer la mobilité des kinois et kinoises sans inquiétude. Selon plusieurs langues, rien que la reprise de la voie ferrée peut soulager tant soit peu la situation des transports dans cette ville mégapole, qui compte en son sein 24 communes et 4 districts.
Bienvenu LEMA