Dix ans jour pour jour depuis la disparition de Papa Wemba, la République Démocratique du Congo et le monde de la musique africaine commémorent l’héritage d’un artiste hors norme, décédé le 24 avril 2016 sur scène à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Une décennie plus tard, son influence demeure intacte, portée par une œuvre prolifique et une identité culturelle profondément ancrée dans la société congolaise.
Le 24 avril 2016, Papa Wemba s’effondre en pleine prestation lors du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA). Malgré une prise en charge rapide, l’artiste ne survit pas à ce malaise sur scène, sous les yeux d’un public bouleversé. Sa disparition provoque une onde de choc à travers l’Afrique et au-delà. À Kinshasa, comme dans plusieurs capitales du monde, artistes, anonymes et autorités rendent hommage à celui qui était déjà considéré comme une légende vivante.
Pour ce 10e anniversaire, plusieurs initiatives culturelles sont organisées en République Démocratique du Congo. À Kinshasa, un grand festival intitulé « Que Viva Papa Wemba » rend hommage à l’homme, à la légende et à son héritage, avec concerts, défilés de mode et expositions. Au Musée national de la rumba, une série d’activités sur plusieurs jours retrace son parcours artistique, tandis que des événements populaires se tiennent dans des lieux emblématiques comme Matonge, cœur historique de sa carrière.

Né en 1949 à Lubefu, Papa Wemba s’impose dès la fin des années 1960 comme l’un des pionniers de la musique moderne congolaise. Cofondateur du groupe Zaïko Langa Langa en 1969, puis créateur de Viva La Musica en 1977, il contribue à moderniser la rumba congolaise en y intégrant des sonorités urbaines et internationales. Avec plus de quatre décennies de carrière et des dizaines d’albums, Papa Wemba a porté la musique congolaise sur les scènes internationales, participant à faire de la rumba un patrimoine culturel reconnu mondialement.
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