L’ancien ambassadeur itinérant du Chef de l’État, Claude Ibalanky, est sorti de son silence quelques jours après avoir été annoncé à Goma, ville sous contrôle des rebelles de l’AFC/M23 soutenus par le Rwanda. Devant la presse, cet ancien collaborateur de Félix Tshisekedi a adressé de lourdes accusations au Président de la République, l’accusant de n’avoir pas honoré les engagements pris lors des récentes négociations de Nairobi avec les groupes rebelles.
Face à la presse locale, M. Ibalanky est revenu sur son séjour à l’étranger, un épisode qu’il qualifie aujourd’hui d’« exil technique » ; et sur les malentendus entourant sa présence auprès de certains mouvements armés.
« Je n’ai pas rejoint l’AFC/M23. Je suis venu ici par mes propres moyens pour une consultation. Je n’ai trahi personne. Je suis venu présenter mon offre », a insisté Claude Ibalanky.
Face à la crise multiformes qui frappe le pays, Claude Ibalanky rejette la faute au pouvoir, en insistant sur la mauvaise organisation des élections de 2023.

« Les élections de 2023 ont été un désastre d’organisation, et la gouvernance s’est dégradée, le pays se dégrade, absence de services, villes abandonnées, routes inexistantes, Kinshasa défigurée, taxes sans retour. L’État sous-traite même ses fonctions régaliennes. L’autorité disparaît, la peur s’installe, et dans le désespoir, les extrêmes prospèrent. Pire, le recul du Peuple d’abord au profit d’une clique népotiste au pouvoir souille davantage la légitimité de façade dont jouissent les institutions issues de ces élections », a-t-il ajouté.
À Kinshasa, le regroupement politique Réveil Populaire (REPOP) a annoncé la radiation de Claude Ibalanky Ekolomba de ses rangs, à la suite de son ralliement à l’AFC/M23 et qualifie le ralliement de ce dernier comme un acte personnel, sans impact ni évènement sur l’échiquier politique national, et insiste sur le fait que cette démarche n’engage nullement le regroupement.
Bienvenu LEMA
