Le président du parti Ensemble pour la République, Moïse Katumbi, a une nouvelle fois exprimé son opposition à toute initiative visant à modifier la Constitution de la République Démocratique du Congo. Selon lui, les difficultés de développement que connaît le pays ne découlent pas de la Loi fondamentale, mais plutôt d’un déficit de leadership et de gouvernance.
« C’est l’incompétence qui bloque le développement et non la Constitution. Ceux qui veulent changer la Constitution de notre pays, je crois qu’ils ont les démons en eux, parce que c’est le démon de la division. Si on veut nous amener à la division, qu’on touche à la Constitution. Et je n’accepterai jamais cette division », a-t-il prévenu.
Pour l’ancien gouverneur du Katanga, la RDC dispose d’une Constitution suffisamment solide pour permettre le développement du pays, à condition qu’elle soit appliquée avec rigueur et que les responsables politiques privilégient l’intérêt général. Il affirme que le débat sur une éventuelle révision constitutionnelle détourne l’attention des priorités nationales, notamment l’amélioration des conditions de vie de la population. À ses yeux, la Constitution demeure « sacrée » et doit être préservée afin de garantir l’alternance démocratique et la stabilité des institutions.
Par ailleurs, Moïse Katumbi estime que les véritables défis du pays concernent les infrastructures, l’emploi, la santé, l’éducation et la sécurité. Il soutient que ces problèmes ne trouveront pas de solution à travers une révision constitutionnelle, mais grâce à une gouvernance efficace, transparente et orientée vers les besoins des citoyens.

Cette prise de position intervient dans un contexte où les discussions autour d’un éventuel changement de la Constitution continuent d’alimenter le débat politique en RDC. L’opposition, dont Moïse Katumbi est l’une des principales figures, considère que toute réforme de la Loi fondamentale pourrait fragiliser les acquis démocratiques et détourner l’attention des urgences socio-économiques auxquelles le pays est confronté.
Bienvenu LEMA
