La République Démocratique du Congo rend hommage ce vendredi 16 janvier 2026 à l’un de ses héros nationaux. M’zee Laurent Désiré Kabila, troisième Président de la RDC fut assassiné à son bureau de travail, 4 ans après sa prise de pouvoir après avoir renversé le régime dictatorial de Mobutu.
Ce fût un mardi 16 janvier 2001, aux environs de 13 heures, alors que Laurent-Désiré Kabila travaillait dans son bureau, au Palais de Marbre, situé dans le quartier huppé de Binza, sur les hauteurs de Kinshasa. Dans la matinée, le Chef de l’État congolais a accordé quelques audiences comme d’habitude. À l’heure du déjeuner, il reçoit son conseiller économique, Mota, qui doit normalement l’accompagner le lendemain à Yaoundé, où le Président prévoit de retrouver ses pairs africains et français pour le XXIe sommet Afrique-France.

Peu avant 14heures, un jeune soldat de la garde républicaine, un caporal du nom de Rachidi arrive devant le bureau de Kabila et demande d’aller présenter ses civilités au Président. La garde laisse Rachidi entrer, ce dernier se dirige calmement vers Laurent Désiré Kabila, en pleine conversation avec l’un de ses conseillers, dégaine son arme et lui tire dessus. Le chef de l’État s’écroule, atteint au cou et au bas-ventre. Rashidi Mizele tente de s’enfuir. Il est aussitôt abattu par le colonel Eddy Kapend, l’aide de camp du président Kabila.

16 janvier 2001 – 16 janvier 2026, 25 ans jour pour jour les congolais se demandent quel héritage que la République garde de Laurent Désiré Kabila, lui qui ne cessait d’appeler les uns et les autres a plus de patriotisme. « Ne jamais trahir le Congo », a été sa devise, une idée qui peine à se matérialiser dans la vie des congolais au regard de la marche du pays. 25 ans après la disparition de celui qui fut le troisième Chef de l’État de la RDC, l’on assiste à la création de plusieurs groupes armés internes qui sèment la désolation dans certaines parties du pays, à l’instar de l’AFC/M23.
Bienvenu LEMA
