Le secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Augustin Kabuya, a tenu, le week-end dernier, une matinée politique, au cours de laquelle il est revenu sur plusieurs sujets d’actualité tant au niveau du parti qu’à l’échelle nationale.
Réagissant à la sortie médiatique du sénateur Modeste Bahati Lukwebo qui visiblement s’oppose à la révision constitutionnelle, le gardien du temple de la démocratie estime pour sa part qu’il est évident de toucher la constitution actuelle, signifiant même que tous les régimes passés l’ont aussi fait.
« C’est méchant même de dire que sous notre règne qu’on ne touche pas à la Constitution, c’est très méchant. Mobutu avait révisé 17 fois la Constitution que lui-même avait mise en place. Laurent Désiré Kabila a révisé 3 fois son décret-loi du 27 mai 1997. Le régime de Joseph Kabila a révisé la Constitution en faisant passer l’élection présidentielle de deux tours à un seul tour sans tenir compte des intérêts du peuple. Au nom de quel principe vous allez nous brandir des menaces comme quoi on ne peut pas toucher la Constitution. Je vous le dis ce soir, restez calme car nous allons toucher cette Constitution », a-t-il déclaré.
Dans la foulée, Kabuya exhorte aux militants de l’UDPS de ne pas prêter oreilles à ce débat, le qualifiant d’une distraction.
« N’entrez pas dans la distraction comme si c’est un nouveau dossier. Cette Constitution que nous avons est une Constitution taillée sur mesure pour plaire aux belligérants. Si aujourd’hui quelqu’un dit qu’il est d’accord avec cette Constitution ça ne nous regarde pas. Le jour où il sera au pouvoir, il pourra faire revenir cette Constitution s’il le veut », a-t-il ajouté.

Cette mise au point du SG de l’UDPS intervient après la sortie médiatique du deuxième vice-président du Sénat Modeste Bahati Lukwebo, qui au cours d’une conférence de presse a tenu à donner sa position sur la question de la constitution.
Bienvenu LEMA
