Le procès de la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, très attendu par l’opinion publique, a été renvoyé au 4 juin prochain après son absence à l’audience tenue jeudi 28 mai devant le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema.
L’audience, organisée en chambre foraine à la prison centrale de Makala, devait marquer une nouvelle étape dans cette affaire devenue virale sur les réseaux sociaux depuis plusieurs semaines. Mais l’artiste ne s’est finalement pas présentée devant les juges, poussant la juridiction militaire à reporter l’examen du dossier. Selon les explications fournies par son avocat, Maître Jean-Marie Kabengela Ilunga, l’absence de la chanteuse serait liée à des raisons familiales. La défense a évoqué un deuil survenu dans son entourage proche, affirmant que l’artiste traverse actuellement une période psychologiquement difficile.
Au cours de l’audience, les avocats de la défense ont également demandé la délocalisation des prochaines audiences hors de la prison centrale de Makala. Ils dénoncent des conditions de travail jugées peu favorables au bon déroulement du procès, évoquant notamment la promiscuité, les contraintes logistiques ainsi que certaines difficultés rencontrées dans l’exercice de la défense. Après examen des différentes requêtes, le tribunal a accepté de renvoyer l’affaire au 4 juin 2026.
Cette affaire continue de susciter une vive attention en République démocratique du Congo. Le dossier trouve son origine dans une vidéo devenue virale sur internet, montrant des actes de violences présumées commises contre un individu présenté comme chauffeur. Plusieurs militaires ainsi que d’autres personnes citées dans le dossier sont poursuivis pour divers faits graves, notamment torture, extorsion et violation des consignes militaires.
Bienvenu LEMA
