Lors de son passage remarqué sur un plateau télé, le président national de EKOLO, Chris Mukendi Kabemba, a soulevé, sans gang, la question relative à l’organisation des élections de 2028, laquelle est souhaitée offrir au peuple congolais une deuxième passation pacifique et civilisée du pouvoir, après celle de 2018.
Alors que la gouvernance actuelle est largement concentrée sur les efforts de guerre, les infrastructures éducatives, sanitaires, routières et autres, la sécurité, la diplomatie et autres domaines vitaux, l’organisation du prochain sicle électoral qui sera complètement pris en charge par une nouvelle composition de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) en sigle, se présente comme le cadet des soucis.
Face à cette situation qui, de gré ou de force, déclenchera des tiraillements monstres et interminables, Chris Mukendi Kabemba, a partagé son analyse sur le sujet, en soulignant en gras, l’impossibilité pour le pouvoir de Kinshasa d’organiser les élections dans le délai constitutionnel.
« J’estime que c’est impossible d’organiser les élections prochaines dans le délai constitutionnel car, le glissement est carrément consommé », a-t-il fait savoir.
Le président Chris Mukendi Kabemba fonde son argumentaire du simple fait que la CENI, au regard du temps imparti, serait dans l’incapacité totale d’organiser des élections dans le délai exigé par la loi mais aussi parce que l’essentiel des efforts du gouvernement central s’oriente vers l’armée, afin de trouver une solution durable à tous les maux qui rongent la partie Est de la République Démocratique du Congo (RDC).
Notons par ailleurs que, cette sortie médiatique du président de EKOLO a déclenché un débat interminable dans la sphère publique congolaise plutôt dans les officines politiques.
Israël Ifuwa Djidja
