Les États-Unis ont franchi un nouveau cap dans leur politique envers la crise sécuritaire en République Démocratique du Congo en annonçant des sanctions ciblées contre l’ancien président Joseph Kabila. Une décision lourde de conséquences, qui intervient dans un contexte de violences persistantes dans l’Est du pays.
Selon le département du Trésor américain, Joseph Kabila est soupçonné d’avoir apporté un soutien financier et politique à des groupes rebelles opérant dans l’Est du pays, notamment le mouvement M23 et son aile politico-militaire, l’Alliance Fleuve Congo (AFC). Washington affirme que ces actions ont contribué à alimenter un conflit meurtrier ayant causé des milliers de morts et un déplacement massif de populations dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Ces sanctions impliquent notamment : le gel de tous les avoirs détenus aux États-Unis ou transitant par le système financier américain, l’interdiction pour toute entité ou citoyen américain de mener des transactions avec lui, l’extension de ces mesures à toute structure détenue à plus de 50 % par l’ancien président, pour ne citer que ces griefs.
Cette décision américaine intervient dans un contexte de recrudescence des violences dans l’Est de la RDC, notamment avec la montée en puissance du M23, un groupe rebelle accusé d’être soutenu par le Rwanda. Malgré un accord de paix signé fin 2025 entre Kinshasa et Kigali sous médiation internationale, les combats se poursuivent sur le terrain.
Rédaction
