Le gouvernement de la République Démocratique du Congo, a officiellement lancé une stratégie d’urgence visant à contenir et maîtriser la 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola dans un délai estimé de quatre à six mois, selon les autorités sanitaires.
Cette nouvelle flambée de fièvre hémorragique virale a été déclarée le 15 mai 2026 dans plusieurs zones de santé de la province de l’Ituri, notamment à Rwampara, Mongwalu et Bunia, avant de voir l’apparition de cas suspects dans d’autres provinces de l’Est du pays. À ce stade, les autorités font état de plusieurs centaines de cas suspects et de plus d’une centaine de décès, d’après les bilans sanitaires communiqués lors des derniers points de situation.
Face à cette situation sanitaire préoccupante, le ministère de la Santé publique a indiqué avoir immédiatement activé le dispositif national de riposte, coordonné par l’Institut National de Santé Publique (INSP), en collaboration avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et plusieurs partenaires internationaux. Selon le gouvernement, l’objectif est clair, interrompre la chaîne de transmission du virus en moins de six mois, grâce à une combinaison de surveillance épidémiologique renforcée, de prise en charge rapide des cas et de vaccination ciblée des populations à risque.
« L’expérience accumulée au cours des précédentes épidémies nous permet aujourd’hui d’agir plus rapidement et de manière plus structurée », a expliqué un responsable du ministère de la Santé.

Cependant, les premiers analyses indiquent que cette 17ᵉ épidémie serait liée à la souche Bundibugyo du virus Ebola, un variant connu pour sa forte transmissibilité en contexte de contact rapproché et de faibles infrastructures sanitaires. Les autorités sanitaires rappellent que le virus se transmet principalement par contact direct avec les fluides corporels d’une personne infectée ou décédée, ce qui impose des mesures strictes d’hygiène, d’isolement et de gestion sécurisée des enterrements.
Par ailleurs, le gouvernement appelle la population à la vigilance et au respect strict des mesures sanitaires. Il exhorte les habitants à signaler tout cas suspect, à éviter les contacts physiques avec les malades et à collaborer avec les équipes médicales déployées sur le terrain.
Bienvenu LEMA
