Le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, a donné, lundi 17 août, des instructions aux officiers de police judiciaire (OPJ) afin de traquer et d’interpeller les utilisateurs de TikTok qui se livreraient désormais à des actes d’insultes ou d’imputations sur les réseaux sociaux.
D’après les éléments rapportés, cette directive vise notamment les créateurs de contenus qui franchiraient les limites de la liberté d’expression en s’attaquant à des personnalités publiques par des propos jugés injurieux ou diffamatoires. Cette mesure intervient dans un contexte de forte tension sur les réseaux sociaux en République démocratique du Congo. Ces derniers jours, plusieurs contenus devenus viraux sur TikTok et d’autres plateformes ont notamment ciblé la première dame de la République, Denise Nyakeru Tshisekedi, avec des propos présentés comme insultants. La détermination des autorités judiciaires ne s’arrêterait pas aux frontières congolaises.
Le commissaire général adjoint de la police judiciaire a averti que les auteurs de tels contenus pourraient être poursuivis même lorsqu’ils se trouvent à l’étranger.
« Les communs des mortels qui, à tout moment, sont en train de salir la réputation des autorités et des Congolais auront la police judiciaire sur leurs trousses », note la police judiciaire.

Si les réseaux sociaux permettent aux citoyens de commenter l’actualité et de critiquer les dirigeants, cette mise en garde traduit la volonté des autorités congolaises de renforcer la surveillance des contenus diffusés sur les plateformes numériques et de poursuivre leurs auteurs lorsqu’ils sont soupçonnés d’avoir commis des infractions.
Bienvenu LEMA
