Initialement prévue du 9 au 13 décembre 2025 à Bandundu, la 13ème conférence des gouverneurs n’aura pas lieu. En début de week-end, sur les antennes de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), l’annonce de ce report a été rendue public à quelques jours de la date prévue pour les assises entre les gouverneurs des provinces et le Président de la République.
Si jusqu’à ce jour les raisons de ce report n’ont pas été élucidées, plusieurs sources estiment que cette décision vise à laisser le temps aux équipes techniques dépêchées sur le terrain de finaliser, dans les meilleures conditions, l’ensemble des préparatifs. Cependant, sur place, la décision ne surprend guère : l’état d’avancement des travaux rendait difficile toute tenue de l’événement dans les délais.
À Bandundu, les infrastructures clés sont encore loin d’être prêtes. Les deux chapiteaux destinés à accueillir les assises accusent un retard notable : le premier attend toujours le coulage du béton, tandis que le second nécessite l’aplanissement du site et la construction des caniveaux. Le dossier le plus préoccupant concerne sans conteste la réhabilitation de l’aéroport de Bandundu, pièce maîtresse dans la logistique d’accueil des délégations provinciales. L’Office des routes, chargé de ces travaux, doit notamment ériger une clôture, réhabiliter la piste et exécuter plusieurs ouvrages destinés à renforcer les capacités de l’infrastructure.

À savoir, ce report de la conférence des gouverneurs à Bandundu soulève des questions fondamentales sur la gouvernance des grands projets infrastructurels dans plusieurs coins de la République Démocratique du Congo. Jusqu’à quand les retards chroniques dans l’exécution des chantiers publics continueront-ils à perturber le calendrier des institutions ? Une situation qui concerne d’autres provinces de la RDC, hormis le Kongo central, l’espace grand Katanga, où l’on trouve un développement des infrastructures.
Rédaction
