La rentrée scolaire 2026-2027 est officiellement effective ce mardi 1er septembre en République démocratique du Congo. Mais à Kinshasa, première matinée de reprise rime davantage avec démarrage progressif qu’avec affluence massive dans les rues de la capitale. Dès les premières heures, quelques élèves en uniforme ont commencé à reprendre le chemin de leurs établissements, tandis que la circulation et l’animation habituelles d’une rentrée scolaire demeuraient encore relativement calmes.
Le calendrier scolaire n’a finalement pas été modifié. Les autorités éducatives avaient confirmé l’ouverture des écoles ce mardi à partir de 7 heures sur l’ensemble du territoire national. La veille, l’Inspecteur général de l’Éducation nationale, Hubert Kimboza, avait encore appelé les responsables scolaires à veiller à l’ouverture effective des établissements et au respect des dispositions du calendrier officiel.
À Kinshasa, les premiers mouvements observés dès 6 heures témoignent d’une reprise réelle, mais encore timide. Des parents ont accompagné leurs enfants vers les écoles, alors que plusieurs élèves restaient peu nombreux dans les artères de la capitale au début de la matinée. Dans certains quartiers, des écoliers ont été aperçus à bord de motos, certains parents privilégiant ce moyen de transport pour éviter les éventuels embouteillages qui pourraient rapidement compliquer les déplacements dans une mégapole habituée aux bouchons.
Cette atmosphère relativement calme ne signifie toutefois pas que la rentrée est reportée ou annulée à Kinshasa. Elle traduit plutôt un démarrage graduel, dans une ville où les habitudes de transport, les difficultés économiques des ménages et la préparation des familles peuvent influencer le rythme de reprise. La présence progressive des élèves dans les rues confirme que les activités scolaires reprennent effectivement, même si l’affluence pourrait évoluer au fil des heures et des prochains jours.
La rentrée intervient par ailleurs dans un contexte social marqué par les revendications persistantes d’une partie des enseignants. Le Syndicat des enseignants du Congo, le SYECO, avait appelé ses membres à ne pas reprendre les cours, réclamant notamment une amélioration des conditions de travail, une revalorisation salariale et des réponses à plusieurs dossiers liés à la carrière et à la protection sociale des enseignants.
BL
