L’ACDHI dément formellement toute implication dans les faits allégués à Ilebo et demande le retrait immédiat de l’article concerné
Tshikapa, le 19 août 2026
La Direction de l’Action Communautaire pour le Développement Humanitaire Intégral (ACDHI) a pris connaissance avec une profonde préoccupation d’un article publié le 15 août 2026 sur le site RTNC.cd, signé par le journaliste Jean Marcel Tshimpaka, faisant état de prétendus cas de violences basées sur le genre (VBG), de harcèlement sexuel et de dysfonctionnements dans la mise en œuvre du projet PAAF dans le territoire d’Ilebo, au Kasaï.
Dans cet article, l’ACDHI est citée comme étant impliquée par l’intermédiaire de ses superviseurs de terrain, alors même que l’ACDHI n’intervient pas dans le territoire d’Ilebo.
La Direction de l’ACDHI tient donc à démentir catégoriquement toute implication de son organisation, de son personnel ou de ses représentants dans les faits rapportés dans cet article concernant le territoire d’Ilebo.
- L’ACDHI n’intervient pas à Ilebo
Contrairement à ce qui est laissé entendre dans l’article, la zone d’intervention de l’ACDHI dans la province du Kasaï est clairement délimitée.
L’ACDHI intervient dans le Kasaï 1, qui comprend exclusivement les sous-divisions suivantes :
Shambuanda ;
Kamonia ;
Kitangwa ;
Katanga ;
Nyanga ;
Kanzala ;
Tshikapa 1 ;
Tshikapa 2.
Ilebo ne figure nullement parmi les sous-divisions couvertes par l’ACDHI.
Cette réalité administrative et opérationnelle est vérifiable et ne devrait donc laisser place à aucune confusion.
- Une mise en cause faite sans vérification préalable auprès de l’ACDHI
La Direction de l’ACDHI déplore particulièrement le fait que son organisation ait été citée dans une affaire aussi sensible sans avoir été préalablement contactée pour recueillir sa version des faits, vérifier les informations ou obtenir la moindre réaction officielle.
Lorsqu’un article met en cause nominativement une organisation dans des accusations aussi graves que les VBG, le harcèlement sexuel ou d’autres formes d’abus, le respect des règles élémentaires de vérification journalistique et du contradictoire impose de contacter l’organisation concernée avant publication.
À ce jour, l’ACDHI affirme n’avoir été approchée ni par le journaliste signataire de l’article ni, à sa connaissance, par la rédaction de RTNC.cd pour confirmer ou infirmer les informations la concernant.
Dès lors, l’ACDHI s’interroge légitimement sur les circonstances ayant conduit le journaliste à associer son nom à une affaire qui concerne une zone dans laquelle elle n’intervient pas.
- Une confusion aux conséquences graves pour l’organisation
L’ACDHI considère que cette mention erronée est particulièrement préjudiciable à son image, à sa réputation et à la confiance que lui accordent ses partenaires, les communautés bénéficiaires ainsi que les différents acteurs institutionnels et humanitaires avec lesquels elle collabore.
L’ACDHI rappelle qu’elle ne saurait être associée, directement ou indirectement, à des faits qui auraient prétendument été commis dans une zone située en dehors de son périmètre d’intervention.
La Direction souligne également que les questions relatives à la protection contre l’exploitation et les abus sexuels, au harcèlement et aux violences basées sur le genre sont des sujets extrêmement sérieux qui exigent rigueur, vérification des faits, responsabilité et protection des personnes concernées.
- Demande de retrait et de publication d’un correctif
Au regard de ce qui précède, la Direction de l’ACDHI demande formellement à RTNC.cd et au journaliste signataire, Jean Marcel Tshimpaka, de procéder dans les meilleurs délais :
au retrait de l’article dans sa version actuelle, en raison de la mise en cause injustifiée de l’ACDHI ;
à la publication d’un correctif clair et visible reconnaissant que l’ACDHI n’intervient pas dans le territoire d’Ilebo ;
à la rectification de toute information laissant croire à une implication de l’ACDHI dans les faits allégués dans cet article ;
à la présentation des excuses de la rédaction de RTNC.cd pour cette mise en cause que l’ACDHI considère comme préjudiciable à son honneur et à sa réputation.
L’ACDHI reste naturellement disposée à fournir aux professionnels des médias et aux partenaires intéressés les informations officielles relatives à son périmètre d’intervention afin d’éviter toute nouvelle confusion.
- Réserve des droits de l’ACDHI
L’ACDHI privilégie une résolution responsable et professionnelle de cette situation et souhaite qu’une correction soit apportée rapidement.
Toutefois, à défaut de retrait de l’article, de publication d’un correctif approprié et de clarification officielle, la Direction de l’ACDHI se réserve le droit de saisir les instances compétentes, conformément aux lois et règlements en vigueur, afin de faire valoir ses droits et de défendre son honneur, sa réputation et son intégrité institutionnelle.
L’ACDHI appelle enfin l’ensemble des professionnels des médias à faire preuve de la plus grande rigueur dans le traitement des informations mettant en cause des organisations ou des personnes, particulièrement lorsqu’il s’agit d’allégations aussi sensibles.
La Direction de l’ACDHI
Fait à Tshikapa, le 19 août 2026
