La journée internationale de la jeunesse a pris une tonalité résolument politique, mercredi 12 août 2026, à Kinshasa. À l’occasion de cette célébration, la ministre de la Jeunesse et de l’Éveil patriotique, Grâce Kutino, a conduit une marche de jeunes dans la capitale, au cours de laquelle elle a affiché son soutien au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et au processus de changement de la Constitution.
Devant les participants, la ministre a déclaré que la jeunesse congolaise était prête à accompagner le mandat de Félix Tshisekedi jusqu’à son terme. Elle a également exprimé un « oui » au changement de la Constitution, faisant de cette marche un rendez-vous qui dépasse largement le cadre d’une simple célébration de la jeunesse.

« Monsieur le Président de la République, cette jeunesse est prête à vous accompagner jusqu’à la fin de votre mandat », a déclaré Grâce Kutino.
L’image est forte, des jeunes rassemblés dans les rues de Kinshasa, à l’initiative du ministère chargé de la Jeunesse, pour porter un message de soutien au chef de l’État et à une réforme institutionnelle qui fait débat dans le pays. Mais une question demeure : cette mobilisation traduit-elle une adhésion populaire réelle ou constitue-t-elle avant tout une démonstration politique ? Le choix du 12 août n’est pas anodin, la date correspond à la Journée internationale de la jeunesse, instituée par les Nations unies pour mettre en lumière les aspirations, les défis et la participation des jeunes à la vie de leurs sociétés.

Cette marche a ainsi permis au ministère de la jeunesse de placer les jeunes au centre de l’espace public, tout en les associant à deux messages politiques majeurs, le soutien au président Tshisekedi et l’adhésion au changement constitutionnel.
Bienvenu LEMA
