Contrairement aux informations ayant circulé ces derniers jours, Béni Mwepu, cité comme principal suspect dans l’affaire du meurtre de Vally Amisi, n’a pas encore été extradé vers Kinshasa. Selon les sources judiciaires, son arrivée dans la capitale congolaise est prévue pour ce samedi 8 août, où il sera remis aux autorités judiciaires compétentes. Les services judiciaires congolais indiquent qu’ils attendent son extradition avant de lancer officiellement les enquêtes et les premières auditions dans ce dossier qui suscite un vif intérêt au sein de l’opinion publique.
Au cours de son interrogatoire en République du Congo, Béni Mwepu aurait déclaré avoir tué Vally Amisi sur ordre de « personnes hautement placées ». À en croire ses déclarations, il craindrait que la révélation de l’identité de ces personnalités ne mette en danger sa propre sécurité ainsi que celle de sa famille. À ce stade, ces affirmations n’ont pas été confirmées par les autorités judiciaires et les personnes évoquées n’ont pas été identifiées publiquement.
Initialement prévue pour le mardi 4 août, l’extradition de Béni Mwepu vers Kinshasa n’a finalement pas eu lieu. Les autorités de Brazzaville ont choisi de respecter scrupuleusement la procédure d’extradition en associant les différents ministères et services compétents, notamment ceux de la Justice, des Affaires étrangères ainsi que les services de sécurité, afin de garantir le bon déroulement du processus. L’opinion publique attend désormais que la justice puisse faire toute la lumière sur ce dossier. Les autorités judiciaires devraient communiquer davantage d’informations après l’extradition de Béni Mwepu et le début des auditions officielles.
En attendant l’évolution de la procédure, la justice rappelle que les déclarations du suspect devront être confrontées aux éléments de preuve recueillis au cours de l’enquête et que toute personne éventuellement mise en cause bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à une décision de justice définitive.
Bienvenu LEMA
