Le président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a déclaré qu’il n’avait « pas sollicité un troisième mandat », tout en affirmant qu’il pourrait l’accepter « si le peuple le veut ». Cette sortie médiatique relance le débat politique autour de l’avenir institutionnel du pays et des limites constitutionnelles du pouvoir présidentiel.
Lors d’une prise de parole devant la presse nationale et internationale, le Chef de l’État congolais a tenu des propos qui suscitent déjà de nombreuses réactions au sein de la classe politique et de la société civile.
« Je n’ai pas sollicité un troisième mandat mais si le peuple veut que j’aie un troisième mandat, je l’accepterai », a déclaré Félix Tshisekedi.
Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par les spéculations sur une éventuelle révision constitutionnelle en République Démocratique du Congo. La Constitution actuelle limite le président de la République à deux mandats.
Depuis plusieurs mois, certains membres de l’Union sacrée, la plateforme politique soutenant le chef de l’État, évoquent ouvertement la nécessité de réformes institutionnelles. Parmi les sujets régulièrement abordés figure la possibilité de revoir certaines dispositions constitutionnelles jugées « inadaptées » aux réalités du pays.

Cependant, l’opposition politique considère toute idée de troisième mandat comme une menace pour la démocratie congolaise. Plusieurs leaders politiques rappellent que la Constitution de 2006 fixe clairement la limitation des mandats présidentiels.
Bienvenu LEMA
